28 juin 2017

L'arche de Barbapapa, une approche écolo et animaliste



Qui ne connait pas les Barbapapa, ces créatures colorées et douces qui peuvent se transformer au gré de leurs envies ? Chez nous, c'est un véritable succès auprès de notre fils !

Il en a des dizaines d'albums, et parmi eux, l'Arche de Barbapapa a particulièrement retenu mon attention...

Le résumé de l'histoire :

Tandis que les Barbapapa passent une agréable journée à la campagne, ils découvrent des animaux malades lors d'une promenade sur une rivière, polluée par les déchets que reverse dans l'eau une usine. Plus tard, ils viennent en aide à d'autres animaux chassés, et de plus en plus de malheureux arrivent à leur refuge, devenu le seul endroit paisible pour eux.



Mais, les Barbapapa, las du comportement des hommes et de la pollution omniprésente, décident de quitter la Terre avec tous les animaux... Après leur départ, les hommes se rendent compte que la Nature, la faune et la flore, leur manque, et décident de tout nettoyer pour faire revenir les Barbapapa et leurs protégés.

L'histoire se termine bien sûr sur une jolie fête dans un monde enfin propre et sans danger pour tous.



Pourquoi j'aime ce livre :

Parce qu'il fait prendre conscience aux enfants que la Nature est à protéger, qu'elle est primordiale, sous toutes ses formes. Trop de voitures, d'usines, de déchets détruisent la Terre, la rendent grise, inhabitable, et amènent au malheur des hommes.

Il apporte également un début de réflexion sur le respect et le droit des animaux, sur la place qu'ils ont et leur importance.

Une histoire courte mais qui en raconte pourtant long, et qui vaut vraiment la peine d'en discuter ensuite avec ses enfants !

Henja




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25 juin 2017

Exposition solaire : les bons gestes pour toute la famille !

Durant cette semaine de canicule j'ai constaté, et même auparavant pour être honnête, que les gens ne se protégeaient pas assez des rayons du soleil. Et je ne parle même pas des enfants ! 

Je suis toujours aussi estomaquée de voir, par exemple, des parents lunettes sur le nez, tenant par la main un bambin plissant lui les yeux pour avancer malgré la lumière trop vive ! Est-ce qu'ils s'imaginent vraiment que si eux sont importunés par le soleil, ce n'est pas le cas de leur enfant ? Parce qu'ils sont plus petits, les rayons n'atteignent pas leurs yeux ? Ou ont-ils simplement "oublier" ? 

Voici donc quelques rappels importants pour prendre les meilleures habitudes dès que l'on doit sortir !

Et n'oublions pas que les dangers du soleil n'existent pas qu'en été, c'est toute l'année qu'il faut y penser !



Les lunettes de soleil

Les lunettes sont l'élément indispensable pour protéger vos yeux. Ce n'est pas un simple accessoire qui permet de mieux voir malgré la forte luminosité et l'éblouissement (ce qui en soit permet déjà d'assurer votre sécurité, au volant notamment), elles sont surtout là pour faire barrière aux rayons UV et éviter des pathologies plus ou moins graves.  Car même si on ne regarde pas directement le soleil (et heureusement !), les rayons UV réfléchissent partout, même sur l'herbe !

Les lunettes de soleil doivent être portées par tous, bébés, enfants, adultes, dès qu'il y a un peu de soleil ou que vous êtes gênés (un ciel blanc de nuage avec un fort soleil derrière peut être très désagréable), en hiver comme en été

Il existe 4 indices de protection pour les lunettes de soleil (attention ces indices concernent les filtres UV et pas la teinte, qui ne garantit en rien la protection), le mieux étant de prendre des lunettes de classe 3 qui bloque 100% des UV. Les classes 4 étant réservées à des conditions exceptionnelles, comme les activités de montagne. 

Les couvre-chefs

Chapeaux, casquettes, bobs, ou même ombrelles (celles qui ressemblent à des parapluies, pas les accessoires de poussette ^^), il y en a pour tous les goûts et, encore une fois, pour toute la famille ! Ils permettent de protéger la peau du visage et les yeux et de limiter les risques d'insolation, particulièrement chez les bébés et les enfants dont le corps ne régule pas encore très bien sa température. Dans la rue, à la plage, à l'école, en balade, dans le jardin etc, pensez-y !

Les ombrelles pour poussettes

J'ai lu récemment un article disant qu'il valait mieux privilégier les ombrelles accrochées aux poussettes que poser un tissu fin pour protéger bébé. Le tissu crée un milieu clos dans lequel la température grimpe rapidement et devient dangereuse pour l'enfant.
C'est à lire ici : https://www.bebesetmamans.com/bebes/sante-et-bien-etre/soins-de-bebe/7188-couvrir-poussette-bebe-danger




Les crèmes solaires

Les crèmes solaires, tout le monde connait ! Mais encore faut-il choisir la bonne ! Le mieux étant d'en prendre une avec un indice 50, qui stoppe ainsi 98% des UV érythémateux, et de vérifier qu'elle arrête les UVA (responsables des cancers) et UVB (responsables des coups de soleil). Pas besoin d'une formule spéciale enfant, il y a apparemment très peu de différences d'avec les formules classiques d'après l'enquête de 60 millions de consommateurs.

Contrairement aux idées reçues, les crèmes solaires n'empêchent pas de bronzer, elles protègent la peau, soit en faisant écran, soit en absorbant la lumière. A utiliser sur tous, même pour une courte exposition, et à renouveler toutes les 2h ou après chaque baignade.

Pour ma part, j'ai choisi une crème bio, sans nanoparticules et à filtre minéral (qui laisse quelques traces blanches au début, mais réputé moins allergisant et cancérigène que les filtres synthétiques).

Les vêtements anti-UV

Idéales pour les enfants, les combinaisons anti-UV se trouvent de plus en plus facilement en France (ne serait-ce que dans les magasins de sport). Elles sont un bon moyen de protéger les plus jeunes (et pas qu'eux d'ailleurs), notamment pendant les baignades.
Si vous n'en avez pas, faites porter aux enfants des vêtements longs et amples, en coton de préférence.

L'hydratation

Et on ne le répète jamais assez, mais l'hydratation est hyper importante en période de chaleur ! Boire régulièrement, utiliser un brumisateur, s'arroser, tout est bon pour rester en pleine forme !

Si vous pensez à d'autres astuces, n'hésitez pas à les donner en commentaire !

Bon été à tous !

Henja


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23 juin 2017

Les Douceurs d'Eulalie : un monde de gourmandise !



Avis à tous les gourmands ! Voici l'interview des créateurs des Douceurs d'Eulalie, une enseigne située à Talence (33) où l'on peut se régaler avec des gâteaux et des pâtisseries 100% sans gluten, mais aussi végétaliennes, sans oeuf, sans lactose, sans arachide etc pour s'adapter à toutes et tous ! Rien que les photos me donnent envie, pas vous ?

Henja


Pouvez-vous nous expliquer comment est né "Les douceurs d'Eulalie" ? 

L'aventure a commencé il y a plusieurs années maintenant, lorsque notre fille, Eulalie, a été diagnostiquée intolérante au gluten à ses 15 mois après une longue période de questionnements et d'examens médicaux. C'était donc en 2011, Charline, ma femme, était donc en congé parental, elle a commencé à faire des gâteaux pour notre fille, puis petit à petit la passion est née. Elle a obtenu son CAP pâtisserie en candidat libre en 2014. On a ensuite emprunté le long chemin de la création d'entreprise, réalisé une grande étude de marché, pour se lancer officiellement, sur commande, en décembre 2015. Nous avions toujours eu comme projet de travailler de manière indépendante et surtout tous les deux. L'évidence est donc née avec Eulalie et son intolérance au gluten, on a trouvé notre voie grâce à notre fille aînée. 


Laquelle de vos pâtisseries connait aujourd'hui le plus de succès ? 

Au printemps, incontestablement les fraisiers ! En version toujours sans gluten mais également sans lactose, sans produit animal... Ils sont nos best-sellers !
Ensuite, viennent les forêts noires végétaliennes, puis toutes nos créations pralinées. 

Côté cake design, même si l'engouement autour de cette figure semble se tasser quelque peu, la Reine des Neiges demeure incontournable ! 

Quelle est la demande la plus originale que vous ayez eu, que ce soit en déco ou concernant la pâtisserie en elle-même ?

Une création nous a marqué un peu plus que les autres, à l'occasion d'un mariage dont le thème était la mythologie nordique. Le couple de jeunes mariés avait plein d'idées, plein d'envies bien spécifiques à représenter comme des entrelacs, des drakkars, des oiseaux bien particuliers, les montagnes... Le tout sur un naked cake de 4 étages aux dégradés de bleu... On a adoré car il y avait une vraie histoire singulière et originale. Un vrai bon souvenir. 

Avez-vous un secret à nous confier pour réussir à tous les coups un gâteau ?

Ohlalala... Il y a eu quelques "ratés" et bon nombre d'expériences avant que l'aventure ne devienne professionnelle. Il faut donc tenter, ne pas avoir peur d'apporter son petit truc en plus, écouter les conseils de ses proches lors des dégustations et avoir de bons bouquins sous la main. Et surtout n'oubliez pas le minuteur ! La cuisson est l'étape la plus importante ! 

Y a-t-il d'ailleurs la possibilité de commander et de venir réaliser un gâteau avec vous ?

Commander oui, sans aucun problème. Mais pour le moment, nous ne proposons pas d'atelier. Comme nous allons enfin ouvrir notre boutique cet été, on réfléchit à des idées dans ce sens, peut-être avec les enfants car en tant que parents de 3 bambins on sait qu'ils sont gourmands, adorent décorer les cupcakes et ont toujours plein d'idées ! 

Comment s'est effectué votre rapprochement avec Vegan Eco, le premier magasin végétalien et végane de Bordeaux [qui a fermé entre temps]

Avec VeganEco, le lien s'était fait naturellement car nous avions commencé nos activités respectives à peu près à la même époque. Et sur Facebook, le lien se fait rapidement. 
On a d'abord échangé, puis imaginé un premier partenariat lors des livraisons à vélo de Ludovic. 
Puis lors de l'ouverture de sa boutique, il était naturel d'y participer car l'engouement autour de nos pâtisseries était palpable lors des livraisons. Aujourd'hui la boutique est en attente d'un repreneur et nous souhaitons plein de bonnes ondes à Ludovic pour sa reconversion. Ce fut une belle expérience, une vraie vitrine pour nos produits, un vrai test plein de promesses! Alors merci à lui pour ça. 


Avez-vous de nouveaux projets ? 
OUIIII ! Nous ouvrons notre boutique cet été à Talence, cours Gambetta. On a enfin décidé de sauter le pas et on a envie de pouvoir proposer nos produits quotidiennement. Le système de commande c'est génial mais à un moment donné, cela cloisonne un peu les choses. Nos clients pourront passer de l'achat "réfléchi" à l'achat "spontané" et c'est vraiment ce qu'ils nous demandent. Nos commandes personnalisées existeront toujours, mais il y a aura en plus, tous les jours, des pâtisseries à disposition. 

Et enfin, quelle est la chose dont vous êtes les plus fiers concernant "Les douceurs d'Eulalie" ?

La "fierté" est un sentiment qui nous est un peu étranger pour tout dire. On a juste cru en nos rêves professionnels, en cette aventure et on fera tout pour qu'elle puisse être pérenne. Notre unique réelle fierté est notre famille, nos enfants, nos proches qui nous soutiennent depuis le début et croient en nous.
Merci ! 

La page Facebook : https://www.facebook.com/lesdouceursdeulalie
Le site Internet :  http://www.lesdouceursdeulalie.fr/

Crédits photos : les douceurs d'Eulalie



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19 juin 2017

Moins de déchets dans ma salle de bain !

Il fait bien chaud en ce moment et l'envie de passer du temps dans sa salle de bain pour se rafraîchir peut se faire sentir ! Et si on en profitait pour faire le tour de tout le superflu qui y règne, et réduire ainsi nos déchets ?

Pour se faire, voici quelques astuces et un petit tour de ce que j'ai changé chez moi !




Sous la douche :

Il y a encore quelques années de ça, je collectionnais les gels douche. J'adorais ça, j'en avais des dizaines, de tous les parfums, avec des compositions bien cracra que je ne regardais pas. Depuis, je me suis mise à décrypter les étiquettes, je fais attention à ce que je prends et j'ai abandonné les flacons de gel douche pour un ou deux savons solides Melvita que je garde dans une jolie boite.

Côté shampoing, je n'ai pas encore opté pour un shampoing sec, par contre j'en achète un en grand format (750ml) de la marque Coslys, que toute la famille utilise. Comme la composition est bien (sans irritant, allergène, silicone etc), nos cheveux graissent moins vite et un lavage par semaine suffit, du coup le flacon nous dure longtemps !




Côté maquillage :

Difficile d'éviter les déchets de ce côté là, sauf si on adopte les recharges ! C'est ce que j'ai fait pour ma palette de fards à paupière. J'ai acheté la Gypsy Palette de Bo.Ho, toute en bois, dont on peut enlever les fards pour placer les recharges, malin non ?

Pour le démaquillage, j'utilise depuis des années des carrés de coton lavables des Tendances d'Emma, ils n'ont presque pas bougé ! D'ailleurs, pour le change de mes enfants, j'ai également acheté là bas les gants et lingettes réutilisables.




L'hygiène :

Pour les mains, là aussi c'est un savon solide. J'ai choisi un savon surgras, pour éviter le dessèchement à force des lavages répétés (idem dans la cuisine).

J'ai changé nos brosses à dents pour des brosses à tête changeable, pour mon fils également, de chez Monte Bianco. Comme ça, pas besoin de jeter le manche à chaque fois, qui lui ne s'abîme pas !

Je suis une adepte de la coupe menstruelle, qui, en plus de permettre d'éviter les substances toxiques des tampons ou serviettes jetables non bio, se garde plusieurs années : encore des déchets en moins !


Le ménage :

Exit les produits industriels en tout genre, une éponge et du vinaigre blanc dans un spray suffisent !


Ce que je compte encore améliorer :

Rien n'étant jamais parfait, il reste toujours des choses à changer. Pour citer celles qui me viennent en tête :

- le shampoing sec,
- le dentifrice solide,
- les oriculi à la place des coton-tiges (si quelqu'un a testé, je veux bien votre avis !)

D'autres idées ?

Henja



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12 juin 2017

Le Labo à Bazar : de la récup' pour de jolies créations !



Cloé, c'est une fille super sympa, et en plus elle crée et fabrique plein de jolies choses avec du matériel récupéré au sein du Labo à Bazar ! Des colliers, des bracelets, des pochettes... et, c'est ce qui m'a surtout plu, certains sont fabriqués à partir de chambre à air (les autres en cuir recyclé) ! Oui oui, un vélo qui crève, pour elle c'est pas perdu ! 

Je lui ai acheté un de ces fameux colliers l'an dernier (voir la photo plus bas), en me demandant, je l'avoue, si la chambre à air allait sentir le caoutchouc (spoiler : non) et si c'était vraiment agréable à porter (re-spoiler : oui !).  Et j'en ai été ravie ! 

C'est donc avec beaucoup plaisir que je vous présente aujourd'hui son interview. Bonne lecture !

Henja

Peux-tu nous présenter ce qu'est le Labo à Bazar ?

Le Labo à Bazar, c'est d'abord le rêve de mon adolescence. J'ai commencé mes études par une année en section Arts Appliqués au lycée Théodore Aubanel. Mais les études c'était pas vraiment mon fort. (En fait je m'éclatais qu'en cours d'Art) Je me suis donc dirigée vers la branche professionnelle et ai atterri au Lycée Vincent de Paul à Avignon en BEP Métiers de la Mode et Industries Connexes. J'y ai appris la couture. Puis j'ai continué à Marseille, au Lycée Colbert, en BacPro Métiers de la Mode et du Vêtement.. Que j'ai obtenu avec mention TB (Comme quoi, finalement..) Mon rêve à ce moment là, c'était de créer ma ligne de vêtements. Puis des soucis de santé sont venu s'en mêler. Problèmes de vue, la couture devient trop pointilleuse, mes yeux ne suivent plus. Gros blanc dans ma vie. Remise en question, je fais quoi maintenant, tout ça, tout ça.. Puis, j'ai découvert le travail du cuir après avoir déménagé vers Toulouse. Et me suis aperçue que je pouvais me servir de mes bases, pour le patronage et l'assemblage. En gros ce qu'il fallait pour partir de plusieurs morceaux plats, et d'en faire quelque chose en volume. Alors j'ai acheté un bout de cuir, quelques outils de débutants, j'ai démonté ma roue de vélo crevée pour récupérer la chambre à air, j'ai fouiné les bibliothèques et scruté le web. Et là, les soucis de n'yeux ne se faisaient que guère sentir car je perce les matières à l'emporte pièce et au marteau, ou à la pince à percer, et j'assemble avec des lanières... Je faisais mes petites expériences, et ça a plu autour de moi. Et comme, quand je bosse, j'ai tendance a mettre "le oai" comme on dit chez moi, -ou le bordel, en des termes plus communs- ... Le Labo à Bazar était né. Il aura vu le jour dans le Vaucluse, où je suis revenue depuis.
Comment l'idée t'est-elle venue ?

J'pense avoir répondu partiellement à la question ci-dessus, mais des petites précisions sont à ajouter. Je travaille beaucoup avec des éléments de récupération. Une partie de mon stock de cuir provient de canapé dépecés, de vêtements tels que des blousons ou des pantalons de moto, des manteaux, le tout trop abîmés pour être vendus en l'état. Alors je récupère, je découpe, et je transforme. On vit dans une société où tout l'monde jette des trucs aussi vite qu'ils en rachètent et ça me met hors de moi.. Y'a tellement de choses qui peuvent avoir encore des vies.. Alors je fais honneur à tous ces canapés qui ont soutenu des culs inconnus durant toute leur vie, à tous ces blousons qui ont mangé du moucheron a 130km/h sur une bécane, à tous ces manteaux qui ont rendu service l'hiver, qui auraient, pour beaucoup, fini à la benne. Ils finiront en pochette, blague a tabac, sacoche etc, chéris par des gens qui auront eu un coup de cœur pour eux. Et par affiliation, j'espère bien faire honneur aux bêtes qui sont mortes pour faire tout ça avant que ça arrive dans mes mains. Pour ce qui est de la chambre à air, les garagistes et agriculteurs à qui j'en ai récupéré sont amusés de voir ce que j'en fais, et les copains m’appellent en rigolant dès qu'il crèvent à vélo.
Et où puises-tu ton inspiration ?

Une grosse partie dans les tréfonds de mon imagination.. Et mes amis ne pourront que confirmer qu'elle n'a aucune limite ! Dans les livres. Chez les enfants, avec qui je passe beaucoup de temps, et à qui j'ai fait découvrir le travail du cuir, et qui ont souvent des idées lumineuses. Tout ça, couplé à la multitude de chose à laquelle on a accès sur internet... ça donne les produits réalisés et une montagne de listes, de dessins, de schémas, de
patronages en cours, qui s'entassent.
Qu'est ce qui plait le plus à tes clients ?

Le côté recyclage je pense. Quand je leur dit "telle bourse, c'était un pantalon. Cette pochette, c'était un fauteuil, et ce bracelet c’était mardi dernier, j'ai crevé à vélo" je vois leur regard changer. Après en terme de produit, pas de préférence particulière, ça varie d'un marché à l'autre. 
D'ailleurs, peut-on te demander une création sur mesure ?

Oui, mais... à dose thérapeutique je dirais. Je travaille à côté, en interim principalement, et j'ai du mal à gérer stock pour les marchés et création sur mesure en même temps, dans ces conditions. 



Où peut-on acheter tes créations ? 

Sur les stands principalement ! Marchés, marchés artisanaux, festival musicaux... Je tiens au courant de tout ça sur ma page Facebook et j'ai une boutique sur Etsy.
As-tu de nouveaux projets pour le Labo ?

Je compte déménager en Ardèche dès que possible, et j'ai un petit projet à mettre en oeuvre une fois sur place, il faut que je trouve un refuge ou une SPA voulant bien collaborer ;) Je n'en dis pas plus, la suite au prochain épisode...
Au niveau personnel, comment intègres-tu l'écologie dans ta vie quotidienne ?

Le recyclage. Encore et toujours. Je récupère. Je n'hésite pas à faire les poubelles (ce qui ne veut pas dire que je vais fouiner dans les ordures de cuisine que les gens déposent, en revanche lorsqu'un sac ouvert, rempli d'objet divers, trône aux abords d'un conteneur, je vais y jeter un œil). Des fois c'est dégoûtant, des fois on trouve des trésors.
Parmi ce que je récupère aussi: papier bulle, papier kraft, journal. Tout ça sert à emballer mes colis, et m'évite d'acheter des rouleaux de ces mêmes produits, ou des enveloppes avec papier bulle intégré, puisque ça finira, de toute manière à la poubelle, une fois reçu et ouvert ! J'utilise également les cartonnettes des paquets de gâteaux, céréales, et autres emballages, pour faire les patrons. Mais je dessine aussi dessus. J'achète très peu de vêtements neufs. C'est beaucoup du Emmaüs, du vide grenier, du troc avec les copines, et de la customisation d'anciennes fringues ou de nouvelles acquisitions. Idem pour les chaussures. Mes Doc Martens fêtent leur 28 ans cette année. Et mes Kickers m'ont coûté 2€ sur un vide grenier. 

As-tu un conseil pour vivre une vie plus green ?

Éteindre sa télé et allumer son cerveau. Arrêter d'acheter ce que dicte la télé, la radio, les pubs sur Youtube. Acheter du neuf uniquement quand c'est nécessaire, et se diriger plutôt vers les Emmaüs, Troc de l'île, et autres endroit où l'on peut trouver de l'occasion. Fabriquer ses cosmétiques, ou se diriger vers des gens qui le font (comme le Labo de Miette, par exemple) ce n'est pas plus onéreux qu'en magasin. Même beaucoup moins cher sur la durée.. (le déodorant à 5€ le pot, est entamé d'un tiers, je l'ai depuis deux mois..) Ne plus tolérer l'obsolescence programmée des appareils d'aujourd'hui : privilégier les réparations au rachat... Le tout quand c'est possible bien sûr. Le but n'est pas de retourner au Moyen Age. Prendre son vélo ou les transports en commun lorsque c'est possible, plutôt que la voiture.. Ça paraît difficile et très rébarbatif dit comme ça, j'en ai bien conscience. Mais c'est une habitude à prendre. Un réflexe à créer. Au final, c'est pas compliqué. Vraiment pas. Ça fait du bien au portefeuille, à la planète, au karma et au moral. Tout bénef ! 

Merci Cloé !

La page Facebook : http://www.facebook.com/lelaboabazar/
Sur Etsy : etsy.com/shop/lelaboabazar/



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9 juin 2017

Laissons nous surprendre...




Arrivons-nous encore à être surpris par la vie ? Des petits riens du quotidien aux sourires extraordinaires d'une personne que nous arrivons à rendre heureuse ?

Sommes-nous encore disponibles pour voir les bourgeons des arbres, devant lesquels nous passons chaque jour, s'ouvrir et déployer leurs feuilles tendres ? Apprécier les efforts du voisin s’entraînant à la flûte traversière ? Sourire quand nos enfants s'entraident pour sauter assez haut pour toucher les feuilles des arbres qui pendent sur la route de l'école ?

Rien n'est moins sûr...



L'autre soir, déambulant sur le net à la recherche d'un cadeau en retard pour ma maman, je suis tombée sur un site qui réalise des articles à propos des formules box. Les rédacteurs répertorient, testent, et donnent leur avis sur le contenu de ces pochettes surprises pour grands (et moins grands). Ce site est très utile pour faire un choix et les rédacteurs sont très méticuleux. Ce qui m'a rebuté, c'est l'obligation dans ces formules de s'abonner au moins sur 3 mois et non le site en lui-même très utile.


Ce site m'a surtout fait prendre conscience combien ces formules de pochettes surprises avaient proliféré. Je ne m'en étais pas rendue compte. Et bien que le concept soit sympathique, j'ai tout de même une question à poser : sommes-nous si blasés par notre quotidien au point d'avoir permis à ce business plan de voir le jour ?


Pourquoi laisser des inconnus choisir nos surprises ou celles de nos proches ? Ne sommes-nous plus capable de nous offrir un peu d'étonnement au quotidien ?




Je n'ai pas vraiment de réponse. J'imagine que grâce à nos vies très connectées, nous avons accès à tout et plus rien ne nous fait vibrer... Mais il ne peut y avoir que ça. 
Dans un article du hors-série n°4 du magazine Psychologie Positive, un homme témoigne pour dire qu'il est resté dans cet émerveillement quasi permanent que nous avons tous quand nous sommes enfants. Il pense que l'école en grande partie nous formate trop. Un début de piste ? Certains de mes jeunes collègues assurent ne pas supporter leurs périodes de chômage, ne trouvant rien à faire de positif, alors qu'il n'a jamais été aussi facile de se divertir, d'apprendre, de s'ouvrir au monde, de participer à des projets concrets. Comme si le travail rémunéré était le seul moyen de s'accomplir, alors qu'assez souvent il est l’annihilation de notre propre créativité et de notre individualité...

Bref, l'émerveillement nous quitte de plus en plus.

Et je vais essayer de changer ça, déjà, chez moi. 


Ma grande fille me fait des dessins pendant l'heure d'étude le soir, et moi, je ne lui en fais jamais ! Je vais lui faire, moi aussi, des dessins, quand je serai au bureau, pour lui montrer que je pense à elle.



Difficile de se retrouver avec mon mari quand on a deux enfants en bas age, et le soir la fatigue nous empêche d'échanger ! Je lui glisserai un mot doux dans son tiroir à chaussettes, ou autour de sa brosse à dent. 


Ma toute petite est encore dans l'émerveillement permanent, la découverte et la curiosité. Pour elle, tout est surprise, tout est nourrissant ! Mais on jouera plus souvent à cache-cache. 



Pour moi, juste plonger mon visage dans la boule de rosiers près de l'entrée, la respirer plusieurs secondes...


Et un petit cadeau de temps en temps ? Ce sera sans abonnement pour moi ...

Malgré tout, si vous manquez de temps et d'inspiration, ce site pourrait bien vous sauver  : http://touteslesbox.fr/

Ac'



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