19 juin 2017

Moins de déchets dans ma salle de bain !

Il fait bien chaud en ce moment et l'envie de passer du temps dans sa salle de bain pour se rafraîchir peut se faire sentir ! Et si on en profitait pour faire le tour de tout le superflu qui y règne, et réduire ainsi nos déchets ?

Pour se faire, voici quelques astuces et un petit tour de ce que j'ai changé chez moi !




Sous la douche :

Il y a encore quelques années de ça, je collectionnais les gels douche. J'adorais ça, j'en avais des dizaines, de tous les parfums, avec des compositions bien cracra que je ne regardais pas. Depuis, je me suis mise à décrypter les étiquettes, je fais attention à ce que je prends et j'ai abandonné les flacons de gel douche pour un ou deux savons solides Melvita que je garde dans une jolie boite.

Côté shampoing, je n'ai pas encore opté pour un shampoing sec, par contre j'en achète un en grand format (750ml) de la marque Coslys, que toute la famille utilise. Comme la composition est bien (sans irritant, allergène, silicone etc), nos cheveux graissent moins vite et un lavage par semaine suffit, du coup le flacon nous dure longtemps !




Côté maquillage :

Difficile d'éviter les déchets de ce côté là, sauf si on adopte les recharges ! C'est ce que j'ai fait pour ma palette de fards à paupière. J'ai acheté la Gypsy Palette de Bo.Ho, toute en bois, dont on peut enlever les fards pour placer les recharges, malin non ?

Pour le démaquillage, j'utilise depuis des années des carrés de coton lavables des Tendances d'Emma, ils n'ont presque pas bougé ! D'ailleurs, pour le change de mes enfants, j'ai également acheté là bas les gants et lingettes réutilisables.




L'hygiène :

Pour les mains, là aussi c'est un savon solide. J'ai choisi un savon surgras, pour éviter le dessèchement à force des lavages répétés (idem dans la cuisine).

J'ai changé nos brosses à dents pour des brosses à tête changeable, pour mon fils également, de chez Monte Bianco. Comme ça, pas besoin de jeter le manche à chaque fois, qui lui ne s'abîme pas !

Je suis une adepte de la coupe menstruelle, qui, en plus de permettre d'éviter les substances toxiques des tampons ou serviettes jetables non bio, se garde plusieurs années : encore des déchets en moins !


Le ménage :

Exit les produits industriels en tout genre, une éponge et du vinaigre blanc dans un spray suffisent !


Ce que je compte encore améliorer :

Rien n'étant jamais parfait, il reste toujours des choses à changer. Pour citer celles qui me viennent en tête :

- le shampoing sec,
- le dentifrice solide,
- les oriculi à la place des coton-tiges (si quelqu'un a testé, je veux bien votre avis !)

D'autres idées ?

Henja



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12 juin 2017

Le Labo à Bazar : de la récup' pour de jolies créations !



Cloé, c'est une fille super sympa, et en plus elle crée et fabrique plein de jolies choses avec du matériel récupéré au sein du Labo à Bazar ! Des colliers, des bracelets, des pochettes... et, c'est ce qui m'a surtout plu, certains sont fabriqués à partir de chambre à air (les autres en cuir recyclé) ! Oui oui, un vélo qui crève, pour elle c'est pas perdu ! 

Je lui ai acheté un de ces fameux colliers l'an dernier (voir la photo plus bas), en me demandant, je l'avoue, si la chambre à air allait sentir le caoutchouc (spoiler : non) et si c'était vraiment agréable à porter (re-spoiler : oui !).  Et j'en ai été ravie ! 

C'est donc avec beaucoup plaisir que je vous présente aujourd'hui son interview. Bonne lecture !

Henja

Peux-tu nous présenter ce qu'est le Labo à Bazar ?

Le Labo à Bazar, c'est d'abord le rêve de mon adolescence. J'ai commencé mes études par une année en section Arts Appliqués au lycée Théodore Aubanel. Mais les études c'était pas vraiment mon fort. (En fait je m'éclatais qu'en cours d'Art) Je me suis donc dirigée vers la branche professionnelle et ai atterri au Lycée Vincent de Paul à Avignon en BEP Métiers de la Mode et Industries Connexes. J'y ai appris la couture. Puis j'ai continué à Marseille, au Lycée Colbert, en BacPro Métiers de la Mode et du Vêtement.. Que j'ai obtenu avec mention TB (Comme quoi, finalement..) Mon rêve à ce moment là, c'était de créer ma ligne de vêtements. Puis des soucis de santé sont venu s'en mêler. Problèmes de vue, la couture devient trop pointilleuse, mes yeux ne suivent plus. Gros blanc dans ma vie. Remise en question, je fais quoi maintenant, tout ça, tout ça.. Puis, j'ai découvert le travail du cuir après avoir déménagé vers Toulouse. Et me suis aperçue que je pouvais me servir de mes bases, pour le patronage et l'assemblage. En gros ce qu'il fallait pour partir de plusieurs morceaux plats, et d'en faire quelque chose en volume. Alors j'ai acheté un bout de cuir, quelques outils de débutants, j'ai démonté ma roue de vélo crevée pour récupérer la chambre à air, j'ai fouiné les bibliothèques et scruté le web. Et là, les soucis de n'yeux ne se faisaient que guère sentir car je perce les matières à l'emporte pièce et au marteau, ou à la pince à percer, et j'assemble avec des lanières... Je faisais mes petites expériences, et ça a plu autour de moi. Et comme, quand je bosse, j'ai tendance a mettre "le oai" comme on dit chez moi, -ou le bordel, en des termes plus communs- ... Le Labo à Bazar était né. Il aura vu le jour dans le Vaucluse, où je suis revenue depuis.
Comment l'idée t'est-elle venue ?

J'pense avoir répondu partiellement à la question ci-dessus, mais des petites précisions sont à ajouter. Je travaille beaucoup avec des éléments de récupération. Une partie de mon stock de cuir provient de canapé dépecés, de vêtements tels que des blousons ou des pantalons de moto, des manteaux, le tout trop abîmés pour être vendus en l'état. Alors je récupère, je découpe, et je transforme. On vit dans une société où tout l'monde jette des trucs aussi vite qu'ils en rachètent et ça me met hors de moi.. Y'a tellement de choses qui peuvent avoir encore des vies.. Alors je fais honneur à tous ces canapés qui ont soutenu des culs inconnus durant toute leur vie, à tous ces blousons qui ont mangé du moucheron a 130km/h sur une bécane, à tous ces manteaux qui ont rendu service l'hiver, qui auraient, pour beaucoup, fini à la benne. Ils finiront en pochette, blague a tabac, sacoche etc, chéris par des gens qui auront eu un coup de cœur pour eux. Et par affiliation, j'espère bien faire honneur aux bêtes qui sont mortes pour faire tout ça avant que ça arrive dans mes mains. Pour ce qui est de la chambre à air, les garagistes et agriculteurs à qui j'en ai récupéré sont amusés de voir ce que j'en fais, et les copains m’appellent en rigolant dès qu'il crèvent à vélo.
Et où puises-tu ton inspiration ?

Une grosse partie dans les tréfonds de mon imagination.. Et mes amis ne pourront que confirmer qu'elle n'a aucune limite ! Dans les livres. Chez les enfants, avec qui je passe beaucoup de temps, et à qui j'ai fait découvrir le travail du cuir, et qui ont souvent des idées lumineuses. Tout ça, couplé à la multitude de chose à laquelle on a accès sur internet... ça donne les produits réalisés et une montagne de listes, de dessins, de schémas, de
patronages en cours, qui s'entassent.
Qu'est ce qui plait le plus à tes clients ?

Le côté recyclage je pense. Quand je leur dit "telle bourse, c'était un pantalon. Cette pochette, c'était un fauteuil, et ce bracelet c’était mardi dernier, j'ai crevé à vélo" je vois leur regard changer. Après en terme de produit, pas de préférence particulière, ça varie d'un marché à l'autre. 
D'ailleurs, peut-on te demander une création sur mesure ?

Oui, mais... à dose thérapeutique je dirais. Je travaille à côté, en interim principalement, et j'ai du mal à gérer stock pour les marchés et création sur mesure en même temps, dans ces conditions. 



Où peut-on acheter tes créations ? 

Sur les stands principalement ! Marchés, marchés artisanaux, festival musicaux... Je tiens au courant de tout ça sur ma page Facebook et j'ai une boutique sur Etsy.
As-tu de nouveaux projets pour le Labo ?

Je compte déménager en Ardèche dès que possible, et j'ai un petit projet à mettre en oeuvre une fois sur place, il faut que je trouve un refuge ou une SPA voulant bien collaborer ;) Je n'en dis pas plus, la suite au prochain épisode...
Au niveau personnel, comment intègres-tu l'écologie dans ta vie quotidienne ?

Le recyclage. Encore et toujours. Je récupère. Je n'hésite pas à faire les poubelles (ce qui ne veut pas dire que je vais fouiner dans les ordures de cuisine que les gens déposent, en revanche lorsqu'un sac ouvert, rempli d'objet divers, trône aux abords d'un conteneur, je vais y jeter un œil). Des fois c'est dégoûtant, des fois on trouve des trésors.
Parmi ce que je récupère aussi: papier bulle, papier kraft, journal. Tout ça sert à emballer mes colis, et m'évite d'acheter des rouleaux de ces mêmes produits, ou des enveloppes avec papier bulle intégré, puisque ça finira, de toute manière à la poubelle, une fois reçu et ouvert ! J'utilise également les cartonnettes des paquets de gâteaux, céréales, et autres emballages, pour faire les patrons. Mais je dessine aussi dessus. J'achète très peu de vêtements neufs. C'est beaucoup du Emmaüs, du vide grenier, du troc avec les copines, et de la customisation d'anciennes fringues ou de nouvelles acquisitions. Idem pour les chaussures. Mes Doc Martens fêtent leur 28 ans cette année. Et mes Kickers m'ont coûté 2€ sur un vide grenier. 

As-tu un conseil pour vivre une vie plus green ?

Éteindre sa télé et allumer son cerveau. Arrêter d'acheter ce que dicte la télé, la radio, les pubs sur Youtube. Acheter du neuf uniquement quand c'est nécessaire, et se diriger plutôt vers les Emmaüs, Troc de l'île, et autres endroit où l'on peut trouver de l'occasion. Fabriquer ses cosmétiques, ou se diriger vers des gens qui le font (comme le Labo de Miette, par exemple) ce n'est pas plus onéreux qu'en magasin. Même beaucoup moins cher sur la durée.. (le déodorant à 5€ le pot, est entamé d'un tiers, je l'ai depuis deux mois..) Ne plus tolérer l'obsolescence programmée des appareils d'aujourd'hui : privilégier les réparations au rachat... Le tout quand c'est possible bien sûr. Le but n'est pas de retourner au Moyen Age. Prendre son vélo ou les transports en commun lorsque c'est possible, plutôt que la voiture.. Ça paraît difficile et très rébarbatif dit comme ça, j'en ai bien conscience. Mais c'est une habitude à prendre. Un réflexe à créer. Au final, c'est pas compliqué. Vraiment pas. Ça fait du bien au portefeuille, à la planète, au karma et au moral. Tout bénef ! 

Merci Cloé !

La page Facebook : http://www.facebook.com/lelaboabazar/
Sur Etsy : etsy.com/shop/lelaboabazar/



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9 juin 2017

Laissons nous surprendre...




Arrivons-nous encore à être surpris par la vie ? Des petits riens du quotidien aux sourires extraordinaires d'une personne que nous arrivons à rendre heureuse ?

Sommes-nous encore disponibles pour voir les bourgeons des arbres, devant lesquels nous passons chaque jour, s'ouvrir et déployer leurs feuilles tendres ? Apprécier les efforts du voisin s’entraînant à la flûte traversière ? Sourire quand nos enfants s'entraident pour sauter assez haut pour toucher les feuilles des arbres qui pendent sur la route de l'école ?

Rien n'est moins sûr...



L'autre soir, déambulant sur le net à la recherche d'un cadeau en retard pour ma maman, je suis tombée sur un site qui réalise des articles à propos des formules box. Les rédacteurs répertorient, testent, et donnent leur avis sur le contenu de ces pochettes surprises pour grands (et moins grands). Ce site est très utile pour faire un choix et les rédacteurs sont très méticuleux. Ce qui m'a rebuté, c'est l'obligation dans ces formules de s'abonner au moins sur 3 mois et non le site en lui-même très utile.


Ce site m'a surtout fait prendre conscience combien ces formules de pochettes surprises avaient proliféré. Je ne m'en étais pas rendue compte. Et bien que le concept soit sympathique, j'ai tout de même une question à poser : sommes-nous si blasés par notre quotidien au point d'avoir permis à ce business plan de voir le jour ?


Pourquoi laisser des inconnus choisir nos surprises ou celles de nos proches ? Ne sommes-nous plus capable de nous offrir un peu d'étonnement au quotidien ?




Je n'ai pas vraiment de réponse. J'imagine que grâce à nos vies très connectées, nous avons accès à tout et plus rien ne nous fait vibrer... Mais il ne peut y avoir que ça. 
Dans un article du hors-série n°4 du magazine Psychologie Positive, un homme témoigne pour dire qu'il est resté dans cet émerveillement quasi permanent que nous avons tous quand nous sommes enfants. Il pense que l'école en grande partie nous formate trop. Un début de piste ? Certains de mes jeunes collègues assurent ne pas supporter leurs périodes de chômage, ne trouvant rien à faire de positif, alors qu'il n'a jamais été aussi facile de se divertir, d'apprendre, de s'ouvrir au monde, de participer à des projets concrets. Comme si le travail rémunéré était le seul moyen de s'accomplir, alors qu'assez souvent il est l’annihilation de notre propre créativité et de notre individualité...

Bref, l'émerveillement nous quitte de plus en plus.

Et je vais essayer de changer ça, déjà, chez moi. 


Ma grande fille me fait des dessins pendant l'heure d'étude le soir, et moi, je ne lui en fais jamais ! Je vais lui faire, moi aussi, des dessins, quand je serai au bureau, pour lui montrer que je pense à elle.



Difficile de se retrouver avec mon mari quand on a deux enfants en bas age, et le soir la fatigue nous empêche d'échanger ! Je lui glisserai un mot doux dans son tiroir à chaussettes, ou autour de sa brosse à dent. 


Ma toute petite est encore dans l'émerveillement permanent, la découverte et la curiosité. Pour elle, tout est surprise, tout est nourrissant ! Mais on jouera plus souvent à cache-cache. 



Pour moi, juste plonger mon visage dans la boule de rosiers près de l'entrée, la respirer plusieurs secondes...


Et un petit cadeau de temps en temps ? Ce sera sans abonnement pour moi ...

Malgré tout, si vous manquez de temps et d'inspiration, ce site pourrait bien vous sauver  : http://touteslesbox.fr/

Ac'



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4 juin 2017

Yem'a, vers la gourmandise et au delà !


Encore l'autre jour, je disais à Henja qu'il manquait un snack végane dans le quartier où je travaille. Il y a beaucoup de choix, du très bon, de l'original, du pas cher, de l'engagé, du copieux, de l'épicé. Souvent ils proposent quelques plats ou sandwiches végétariens... Mais rien de végane.

Et puis, la semaine dernière, une nouvelle enseigne sur fond turquoise, Yem'a, attire mon regard, je m'approche avec curiosité pour lire le menu affiché en vitrine. Et je devine vite alors que c'est enfin mon vœu qui se réalise ! Mon vœu, et surement celui d'un tas d'autres personnes !



Le lendemain j'y retourne comme je me l'étais promis. Les formules affichées sont simples à comprendre, des plats magnifiques présentés avec soin, et les personnes sont accueillantes ! Pas trop de choix, mais suffisamment pour que l'assortiment soit équilibré.
Le prix me semble cher par rapport aux quantités, mais je devine que c'est parce que les ingrédients sont bio.

Je fais donc le choix de prendre un Bowl à 9.50€.
Avec carottes rôties, aubergines fumées, le curry Yem'a et de l'houmous avec mouillettes de focaccia.

Une fois rentrée, je me régale ! C'est très savoureux. Nous sommes bien loin du cliché des légumes fades, ils sont cuisinés avec beaucoup de savoir-faire. La quantité me convient. Et surtout, on sent la fraîcheur des ingrédients.



Une agréable surprise ! J'y retournerai de temps en temps pour me faire plaisir, et goûter les autres assemblages gustatifs proposés. 

Merci aux entrepreneurs qui ont lancé ce projet !

Yem'a, snack végane* bio et sans gluten : 41 Rue Godot de Mauroy, 75009 Paris
Le site internet : yemafood.com

(* Du miel est tout de même utilisé dans certains plats, il suffit de demander en cas de doute.)

Ac'



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